Lundi 27 octobre 2008
Petit résumé photographique de la ballade du 22 octobre dans le parc Yoyogi en direction du plus grand temple de Tôkyô, le Meiji-jingû, situé dans l'arrondissement de Shibuya.

Le grand gymnase Yoyogi, de Kenzo Tange Le grand gymnase Yoyogi, construit par Kenzo Tange pour les jeux olympiques de Tôkyô de 1964. Je prépare un reportage sur ce bâtiment véritablement exceptionnel.

L'entrée du parc Yoyogi, côté Harajuku Une série assez impressionnante de lampions à l'entrée du parc Yoyogi, côté Harajuku. D'après ce que j'ai pû comprendre, il s'agirait d'une offrande d'une compagnie sponsorisant le futur festival qui aura lieu dans les alentours.

Gothic Cosplayers Non, il ne s'agit pas du fan club de Odile Decq, mais voilà ce que vous pouvez trouver le dimanche en vous balladant sur le pont séparant le parc Yoyogi de la station Harajuku. Ici des Gothic Cosplayers, mais vous pouvez trouver toutes sortes de déguisements de jeunes souhaitant ressembler à leur idole, qu'il s'agisse d'une star du rock ou encore un personnage de manga. ( Photo : www.destination-japon.com, Olórin )


L'entrée sud La Torii de l'entrée sud du parc de Yoyogi.

Vous ne pouvez vous tromper. Vous êtes dans un sanctuaire Shintô. Le Torii marque l'entrée du sanctuaire. En franchissant cette porte vous entrez dans l'enceinte d'un lieu saint. Le plus souvent en bois recouvert d'une superbe couleur rouge vermillon, il est aussi possible d'en voir en pierre ou en bronze. La modernité frappant partout on en trouve aussi en ciment. La taille des Torii n'est pas fixe. On distingue traditionnellement 5 types de Torii différents bien qu'il existe de nombreuses variantes.

( Source : www.clickjapan.org )


Un silence trompeur ... L'atmosphère de cette photo prise dans la première allée principale du côté sud du parc peut sembler calme, et ça l'était, mais néanmoins il était encore possible d'entendre les trains et les speakers de la station Harajuku avoisinante. Assez déroutant.


Offrande japonaise ... ... et française ! Un vis-à-vis international que représente ce vis-à-vis d'offrandes d'alcool, à savoir respectivement de sake par les japonais et de vin de la part des Bourguignons ( décidément ils sont partout ceux-là ! ).

Purifiez-vous ! Purifiez vos mains et votre bouche. Il est coutume, avant d'entrer dans un sanctuaire, de se purifier en allant se laver les mains et la bouche avec l'eau de cette source à proximité de l'entrée.

L'entrée du sanctuaire. L'entrée du sanctuaire. L'entrée du sanctuaire. Cartes de voeux en bois.
Au Japon, vous n’avez que l’embarras du choix pour faire un voeux. Du gros grelot que l’on secoue après avoir jeté une petite pièce dans le réceptacle prévu à cet effet, au petit papier porte-bonheur ( ou porte-malheur, d'ailleurs ), obtenu suivant le bâtonnet que vous aurez tiré au hasard. Il faut ensuite l'attacher soigneusement sur le support mis à disposition, en passant par la prestigieux plaquette de bois où l’on écrit ses souhaits. Les plus riches, souvent des entreprises, pourront quant à eux, s’offrir une barrique de saké en guise d’offrande, comme vues précédemment.

Esplanade du sanctuaire Meiji Mariage japonais Mariage japonais
Mariage japonais
Mariage japonais
Mariage japonais

Par Léo Martial - Publié dans : Tourisme
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Lundi 27 octobre 2008
Shô et moi
Présentation du groupe

Pour débuter, nous devions former des équipes de deux maximum. Etant donné qu'il était hors de question que Nicolas et moi travaillons ensemble ( on s'aime bien, mais cela aurait été un peu dommage ), Shô, ici sur la photo, s'est proposé de se mettre avec moi. C'est un gars vraiment adorable, il a 24 ans, il est marié, et son anglais s'améliore de jour en jour, à une vitesse folle. Rien qu'entre mon jour d'arrivée, où il ne pouvait pas, ou n'osait pas formuler une phrase complète, et quelques jours après où son vocabulaire, qui s'est finalement avoué assez riche, s'est formé dans des phrases hasardeuses mais toujours compréhensibles, il y avait un gouffre. Il est vraiment travailleur, motivé et je rigole vraiment beaucoup avec lui, et aussi bien sûr avec Nicolas et son partenaire, Ikuya, également extrêmement travailleur, voire trop ( je n'irais pas jusqu'à dire que Nicolas s'est trouvé un esclave-stagiaire, mais pas loin ).

L'amorce

Depuis quelques années, la mode chez les jeunes architectes japonais, ainsi que pour les étudiants, est de construire des maisons divisées en plusieurs blocs. Il s'agit de l'une des idées principales de notre projet.

Diagramme de l'idée principale Ce diagramme, dessiné à une vitesse folle par Shô sur Adobe Illustrator ( il y a deux points sur lesquels on ne peut pas les battre : les maquettes, et la productivité sur Illustrator, tout bonnement impressionantes ), explique notre intention première de partir de la surface maximum alouée, à savoir 180m², puis de la diviser pour obtenir différentes intimités, nécessaires pour respecter le programme :

- Une " boite " pour les parents de 50m², accueillant leur chambre, une salle d'étude et une salle de bains ;
- Une " boite " pour les enfants de 30m², surdivisée en deux chambres de 15m² ;
- Une " boite " commune de 100m², accueillant la salle à manger, le salon, la cuisine et la seconde salle de bains.

Le tout sera abrité par un toit commun avec de larges débords.



Ici un schéma des différents moyens de ventilation naturelle. En effet, même si le programme autorise l'installation de systèmes d'air conditionné, le défi est de ne pas les utiliser, non pas par motivations écoloprout ou je ne sais encore, mais simplement pour prouver que de tels machines bruyantes et coûteuses peuvent ne pas être nécessaires.

Le premier point important, dans les constructions edifiées dans des endroits chauds et humides, et de bâtir lâche et poreux. Au contraire de la maison thermos, concept d'habitat passif inventé par nos amis allemands, qui a pour but de conserver un maximum d'énergie reçue, ici l'objectif est de créer un maximum de ventilation horizontale et verticale, en séparant cette fois physiquement les trois blocs, en créant une grande hauteur de pilotis ( 2,20m ), et également en installation un système de puits canadien, aussi connu sous le nom de puits provencal. Le principe est simple, bien que l'installation soit un peu coûteuse à cause des importants travaux de terassement que cela engendre : une pompe est installée à une profondeur telle que la terre environnante doit être aux alentours d'une quinzaine de degrés celsius, c'est-à-dire deux mètres en France, quatre en Thaïlande. Cette pompe a pour rôle d'aspirer l'air environnant à température ambiante, le refroidir dans les canalisations qui seront alors à une température plus fraiche, et de le ressortir, ici par un moyen spécial, au travers des pilotis, que nous avons choisi en tube métalliques à section carrée de 25cm de côté, jusqu'à la base des murs du premier étage.

Tout le monde suit ?

Aussi, l'autre idée importante de notre projet à propos de la ventilation est la création d'un toit à double pente, mais décalés de quelques décimètres à leur sommet, de manière à évacuer un maximum d'air qui se sera alors réchauffé, et qui sera donc remonté. Cette ouverture considérable permet d'avoir un phénomène de compression / dépression vertical qui je pense pourrait assez bien fonctionner en réalité, et aussi d'éviter une réflection des gazs chauds avec un plafond clos.

Rendu Cinema 4D
Un petit rendu de Maxon Cinema 4D pour vous donner une idée globale de notre projet. Vous pouvez y remarquer en premier lieu les débords de toiture, assez importants ( 30cm ) afin de protéger des pluies souvent violentes, et également d'ombrager un maximum les pièces intérieures, ou même les corridors annexes, portés par des poutres en bois accrochées à la structure poteaux-poutres principale.

La forme de la maison, à savoir proche de ce qu'on pouvait trouver dans les maisons coloniales de base, peut paraître un peu démodée, mais il y a quelques points assez originaux que j'affectionne particulièrement.

Une petite vidéo sans grande prétention, pas franchement bien fichue, mais qui décortique les différentes parties de notre maison :


Plan premier étage
Une autre idée importante est le corridor central, de 1m50 de large, s'apparentant plus à une zone transitoire dans laquelle vous pouvez, conformément au mode de vie thaïlandais, retirer vos chaussures. C'est également un espace vide de tout mobilier, séparant alors la cuisine américaine de l'autre espace commun, placé sur une marche de 15cm, regroupant la salle à manger et le salon. Cette dernière est entourée d'un des corridors annexes, de 90cm de large.

Le corridor distribue ensuite à tour de rôle, de l'entrée ( nord ) jusqu'au jardin ( sud ), la salle de bains commune, les deux chambres des enfants, une terrasse en bois ombragée puisque abritée sous le même toit, la " boite " des parents regroupant dans une même pièce la salle d'étude et la chambre, uniquement séparées par du mobilier imposant, et la seconde salle de bains privée.

Il se termine sur une porte de sortie vers le jardin, petit mais suffisant pour répondre, je pense, aux envies de ... planter des jolies fleurs.

Aussi, la terrasse de bois intermédiaire distribue un escalier, qui permet de rentrer chez soi en voiture puis d'accéder à l'étage sans s'aventurer dans des zones non abritées par le toit.

La structure est poteaux-poutres en métal, contreventée par des croix de Saint-André en quinconque, sur lesquels sont accrochés des structures secondaires en bois pour les corridors annexes et la terrasse principale.

Nous n'avons pas fait cette structure en bois pour cause de prix éxorbitant des grosses sections ( en grande partie dû au contexte géo-politique tendu avec le Cambodge, principal exportateur de bois de la région ).

Les murs sont en béton alvéolé, léger et poreux.

Au final, malgré peut-être son manque d'originalité dans sa forme, je pense qu'il s'agit d'une maison particulièrement confortable, agréable à vivre et bien adaptée aux conditions climatiques thaïlandaises !

That's all folks !



Les petites équipes franco-japonaises. Nicolas ( notez le petit pulicula sur son pseudo-livre qui lui donne un pseudo-air pseudo-intelligent ), moi-même, Ikuya ( le partenaire de Nicolas, un véritable travailleur acharné, et un Dieu de la rapidité dans les maquettes ), et Shô ( pas mal non plus dans le genre ).

Vx11, la boisson des vainqueurs !

Je remercie tout particulièrement la socièté japonaise fabriquant la boisson Vx11, un véritable concentré de vitamines, qui aident bien durant les quelques charettes ( légères hein ... ) que Shô et moi avons pu faire pour ce fichu projet !


Par Léo Martial - Publié dans : Tokai University
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Lundi 27 octobre 2008
Premier projet mené à Tokai University

Voici enfin l'article à propos de notre premier projet. Il s'agit d'édifier une maison sur pilotis d'environ 180m² à Bangkok, en Thaïlande. Ce pays connaissant une pluviosité très élevée, dont beaucoup d'innondations, il est nécessaire d'élever en hauteur chaque édifice.

Le programme

Durant mes six semestre passés à l'ESA, je n'ai jamais réellement travaillé à petite échelle, à savoir jamais en-dessous de celle d'un lotissement entier. J'avais réellement envie de découvrir le détail et la fonctionnalité d'un espace plus réduit. Première étape, le programme, qui s'est révélé pour le moins ... précis.

Ici, le programme original en anglais :

From the giving site of Bangkok 15 x 48 sq.m., please design a house for a family of 4 persons. The family has 2 children , one 23 years old boy and an 18 years old daughter. Their father is about 50 years old, and has a job working in the Downtown area of Bangkok as a businessman. A mother works at home as a writer. They wanted a house that is just the right size for them to manage by themselves. That should not be bigger than 180 sq.m.

Their hobby is planting beautiful flowers, listen to music and reading. The young boy likes to play guitar and a young girl likes to play computer games and reading. All of them like watching television.

They need a 3 bedroom home, 2 bathrooms and a nice kitchen for cooking Thai and Japanese food. Their lifestyles are urbanized and a nature lover. They wanted their home to be harmonious with nature and cut of from the noisy traffic and pollutions. Their home should be smart and secured. Water resources are concerned as they would like to use the rain water for their planting and bath.

A good ventilation and natural light are concerned to be enjoyable for spending a life in a house during daytime. During night time, air conditioning system can be applied when the weather is uncomfortable- too warm and too humid.

Please concern of the Thai lifestyle on taking their shoes off before entering a home and a multi-purpose area served as a common area of living and dining. Bathrooms are the same as the western style, shower bath are preferred for their lifestyle. Washing and drying machines are used in laundry nowadays.

The Climate of Bangkok: the average temperature is around 26-33 degree Celsius, the relative humidity is about 65-85% Thailand has 3 seasons, summer starts in March to May, and Rainy season is from June to October, winter is about in November to February. The average low temperature is 22-24 degree Celsius.



Je traduis en français ( c'est assez chiant à faire, donc la première ou le premier qui ose la critiquer aura affaire à moi ) :

Vous devez travailler sur une parcelle de 15m sur 48, pour une famille de quatre personnes, avec deux enfants ; un garçon de 23 ans et une fille de 18. Le père à environ 50 ans et travaille comme cadre supérieur, tandis que la mère travaille à la maison en tant qu'écrivaine. La maison ne doit pas dépasser 180m².

Leurs passe-temps sont planter de jolies fleurs ( NDLR : à partir de ce moment, un sourcil se lève ), écouteur de la musique et lire. Le garçon aime jouer de la guitare et la jeune fille aime jouer à l'ordinateur et lire. Ils aiment tous regarder la télévision.

Ils ont besoin de trois chambres, deux salles de bains et une jolie cuisine pour cuisiner thaïlandais et japonais. Leur mode de vie est urbain et ils sont des amoureux de la nature. Ils souhaitent leur maison harmonieuse avec la nature et coupée de la circulation bruyante et polluante.
Leur maison devra être bien pensée et sécurisée. Vous pouvez récupérer l'eau de pluie pour la réutiliser pour le bain ou l'arrosage des plantes.

Une bonne ventilation et une lumière naturelle seront les bienvenues durant les périodes diurnes. Durant la nuit, il est possible d'utiliser un système d'air conditionné quand le temps est inconfortable - trop chaud ou trop humide.

Nous vous prions de prendre en compte le mode de vie Thaïlandais, en réservant un espace pour enlever les chaussures à l'entrée de la maison, et une pièce accueillant à la fois le salon et la salle à manger. Les salles de bains sont de style occidental, et les lave-linges et sèches-linges sont actuellement utilisés dans les buanderies. ( NDLR : Ca, j'ai oublié )

Le climat à Bangkok : la température moyenne est aux alentours de 26°C à 33°C ( NDLR : Mais c'est quoi ce pays ? ), l'humidité est d'environ 65-85%. La Thaïlande à trois saisons, l'été est de Mars à Mai, la saison des pluies de Juin à Octobre, l'hiver de Novembre à Février. La température moyenne est alors de 22°C à 24°C.


L'analyse du site
Le programme étant exposé, je vous invite à lire la seconde partie de l'article avec notre travail !

Par Léo Martial - Publié dans : Tokai University
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Lundi 27 octobre 2008
Okonomiyaki à foison !

En ce samedi soir du 25 octobre 2008, nous recevons les étudiants venant de Bangkok, en Thaïlande.
La garniture ...
A cette occasion, nous les emmenons dans un restaurant d'Okonomiyaki et de Takoyaki, à proximité de Yoyogi-Uehara, dans l'ouest de Tôkyô. La nourriture est bonne, la bière aussi, bref, tout s'annonce sous les meilleurs auspices.
Tels Louis de Funès et Raymond Bussières qui, dans le film L'aile ou la cuisse, s'émerveillaient devant le restaurateur japonais pour le moins habile avec son jeu de couteaux, je me passionnais de la cuisson sur plaque chauffante de cette espèce de purée de fruits de mer et de pâte à crêpe qui constituaient cette fameuse omelette japonaise.

L'équipe des français ! Il y avait aussi des petits moules de trois centimètres de diamètre dans lesquels nous pouvions plonger une garniture semblable, mais pas similaire, afin de faire des petits Takoyaki, sortes de petites boules. Une certaine dextérité est requise pour ne pas faire de la bouillie, et une certaine expérience l'est également pour ne pas mouler des chewings-gums machés.
Différentes garnitures et ingrédiens, tels des champignons ou encore du chou, nous sont apportés au fur et à mesure. Bien qu'étant joyeux avec ma pinte à la main, je me demande qui va payer la note qui commençait drôlement à devenir salée.

C'est là que le bât blesse, puisqu'un étudiant japonais nous annonce joyeusement que c'est à nous, étudiants japonais et français, c'est-à-dire quinze personnes, de payer pour les Thaïlandais, c'est-à-dire ... vingt étudiants. Les salauds ! Je comprends maintenant pourquoi ils se sont empifrés ! La somme tombe, * bruit de jackpot *, 6 000¥ par personne, soit tout de même près de 50€ après le krash de notre chère monnaie européenne.

Nous avons décidé de faire nos français, c'est-à-dire grommeler à un niveau sonore soutenu des onomatopées essentiellement composées de consonnes sombres, avec un regard à la fois menaçant et pitoyable. Nous nous en sommes finalement sortis pour 1 500¥. Correct.


Seconde partie

Sohei, la bonne bouille !
A la sortie, à cinquante mètres de là, nous croisons une bonne bouille qui nous est connue, puisqu'il s'agissait de Sohei, étudiant japonais de Tokai qui avait fait son échange à l'E.S.A. le semestre précédent. On continue de rigoler et de boire, bref, une bonne fin de soirée ; agrémentée de brochettes avec des morceaux de foie, particulièrement bien préparés, puisque fondants, mais sans ce goût si particulier ( qui à dit " immonde " ? ) bien connu du foie. Et décidément, j'aime beaucoup la bière Asahi !



J'exporte mon humour pourri à l'étranger ... Bref, une bonne soirée.

Par Léo Martial - Publié dans : Tokai University
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Vendredi 24 octobre 2008
Jeudi matin, 8h30 du matin dans les environs de Harajuku. Petites prises de photos après un petit déjeuner ignoble.

Les incas sont devenus Business Men ... L'anarchie complète Ces deux bâtiments ne sont séparés que de cent mètres. La spéculation immobilière est tellement importante dans certains arrondissements de Tôkyô que l'on arrive très fréquemment à des abérrations de rentabilité et d'occupation du sol, du bâtiment massif et rentable jusqu'à la masure jouissant d'un recul assez conséquent pour y loger trois voitures. Ce qui, au prix du stationnement, représente tout de même un petit trésor.


Quand la banalité peut faire l'élégance Ce bâtiment m'a interpellé pour deux raisons. La première est que la qualité du béton banché est incroyable malgré l'absence de traitement spécifique : aucun bullage, surface lisse et imaculée de tout crépit disgracieux.
Mais la seconde, plus importante, est l'absence totale de fioritures : pas de peinture, pas de décorations, pas de moulures, des baies strictes et rectangulaires, des appuis fonctionnels empêchant simplement les coulures.

Cela représente pour moi l'une des élégances parfaites que l'on peut créer dans le domaine du bâtiment. En effet, j'aborde souvent les sujets du coût et de l'argent lors des discussions architecturales, ce qui peut sembler terre-à-terre, surtout pour un étudiant. Mais une création architecturale aura beau être composée de formes plus élégantes et élancées les unes que les autres ( exemple de Zaha Hadid ), cela représente plus une insulte au contribuable qu'une véritable oeuvre, étant donné que l'éxubération d'une richesse est toujours hautaine et prétentieuse. Aussi, je pense sincèrement qu'un ( trop ) gros budget amène à des fantaisies et des gadgets ( je vise Jean Nouvel cette fois, et particulièrement sa grosse bouse du Quai Branly ), mais jamais une intelligence de conception, qui se révèle lorsqu'il y a un manque, et qu'il faut le combler ( j'apprécie de nombreux travaux de Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal ).

Ici, cet immeuble abrite vraisemblablement plusieurs appartements ainsi qu'un commerce ( Convinient Store ), et il semble parfaitement remplir son rôle pour un coût de construction que j'imagine bas.


Un mur presque anodin Un mur qui pourrait paraître parfaitement anodin malgré sa baie étrange, mais qui ne l'est pas tant que ça au Japon, puisqu'il s'agit du premier béton banché peint que je vois, après presque un mois. Malgré son apparent jeune âge, on peut déjà y voir des coulures dues au manque de débords.


Spéculation, mais que fais-tu ? J'aimerais quand même bien savoir comment ce tas de bois à pû survivre, juste à proximité d'une des avenues les plus fréquentées de la capitale.


Une espèce d'horreur Européenne ... Une espèce d'horreur au style européen, à mi-chemin entre la France et le Portugal. Malgré les matériaux harmonieux entre eux, cela reste assez hideux et ne s'intègre pas au reste, mais alors pas du tout.


Serait-ce la maison d'un amateur d'astronomie fortuné ? Y aurait-il un amateur d'astronomie fortuné dans cette maison ?


Non, ce n'est pas un mur ...
Non, ce n'est pas un mur ... et non, ce n'est pas le restaurant de Kate Moss non plus.

Surprise ! Il s'agit bien d'un commerce en trois dimensions. Ouf ! On reste quand même sur le cul les chevilles en voyant la forme de la parcelle alouée à ce petit boui-boui de Takoyaki !

Un architecte schizophrène ? Et on ne garde pas le meilleur pour la fin avec cette tour construite par un architecte schizophrène, avec un traitement de verrière sans plus et une partie presque utilitaire sur la droite, orientée nord.
Par Léo Martial - Publié dans : Architecture
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