La voiture
Tout comme à Paris, il ne me semble pas particulièrement pratique de posséder une voiture à Tôkyô, bien que comme dans la capitale française, c'est évidemment indispensable pour de nombreuses
personnes.
Bien que les grandes artères et voies
Express suspendues soient nombreuses, pour ne pas dire omniprésentes, il y a de nombreux points noirs : posséder son propre garage ou parking ne m'a
pas l'air d'être chose courante, et les parkings publics sont toujours payants, et surtout très chers ( parfois 3 000¥ la journée, soit plus de 20€ ). La circulation sur les grands axes est
toujours fluide ( je n'ai jamais vu de bouchons ), mais cela devient rapidement très dangereux et anarchique lorsqu'une voiture vient s'aventurer dans les rues plus modestes, remplies de cyclistes
et piétons qui font n'importe quoi.
A noter, les voitures japonaises ont un caractère assez particulier, à savoir un mélange de vanité et d'utilité. Nombreux sont les vans utilitaires économiques et pratiques, ainsi que les voitures
citadines, mais on note également énormément de camionettes utilitaires
bling-bling avec de belles peintures métallisées, des pare-chocs chromés, des tubes fluorescents de partout, bref,
une
Jacky Touch' inutile et coûteuse. Aussi, il y a de nombreuses berlines de luxe, allant de
Lexus ( branche de luxe de la firme
Toyota ) jusqu'à
Mercedes ( les
Japonais ne disent d'ailleurs pas
Mercedes, mais
Benz ! ) et des voitures de sport aux moteurs rutilants, souvent japonaises, telles que la Nissan Skyline, omniprésente et
apparemment très populaire dans le coeur de nombreux jeunes hommes désireux de montrer une certaine virilité, d'après les témoignages reçus.
Le vélo
Pour moi l'un des meilleurs moyens de déplacement dans la capitale : c'est gratuit et relativement rapide.
Pour autant, le statut des cyclistes est assez particulier à Tôkyô. Comme je l'ai déjà écrit lors d'un précédent article, les vélos sont souvent tolérés sur les trottoirs, malgré le fait que la
cohabitation avec les piétons est souvent dangereuse. Tout comme à Paris, voire pire, certains n'hésitent pas à faire vraiment n'importe quoi : remonter une avenue à contre-sens sur la route, aller
à 30 km/h sur les trottoirs bondés, couper les priorités, passer en diagonal les carrefours. Les pires, ce sont les mamans, qui sont parfois franchement inconscientes, surtout qu'elles transportent
souvent un ou deux enfants sur des sièges spéciaux. Elles vont vite et ont des trajectoires pour le moins étranges. Bref, quelques similarités avec les vieilles françaises qui emmerdent tout le
monde avec leurs vélos, pensant qu'elles ont tous les droits (
" Bouh la voiture ! Ca pollue, ouh le CO2 c'est méchant ! Vous pensez au réchauffement climatique un peu ? " ).
Passons.
A noter, le nombre conséquents de montées, souvent assez éprouvantes.
Le train et le métro
Pratiques et propres, mais chers et souvent désagréables parce que bondés. La capitale nipponne est moins dense que Paris et donc plus étendue, les transports sur rails se révellant être souvent
nécessaires voire indispensables pour relier deux points. Pour exemple, cela m'a pris 1h45 en vélo pour relier Ishikawa-dai, au sud-ouest, à Akihabara, au nord-est, contre 45 minutes en train et
métro.
Les tarifs sont proportionnels, même dans le métro, où contrairement à Paris et le billet à tarif fixe quelle que soit la destination, le prix varie en fonction de la distance. Malgré ce système,
cela reste un transport très cher, et il n'a pas l'aspect économique du métro parisien.
Cependant, tout est particulièrement propre, et il est rare de tomber sur une des joyeusetés très communes en France telles que un gros vomi qui pue dans un couloir, un clochard qui urine dans le
métro ou encore des rappeurs roumains et leur gros ampli.
La marche à pied
C'est économique.
Après cette considération particulièrement profonde et instructive, disons que la marche à pied ne peut constituer un moyen de transport pour aller d'un bout à l'autre de la capitale, pour les
mêmes raisons que la bicyclette. Tout est bien trop grand et long pour pouvoir les parcourir à pied.
La navette spatiale
Les Japonais sont high-tech, mais faut pas déconner non plus.
Derniers Commentaires