Jeudi 23 octobre 2008
C'est pas plutôt Bill Murray ?

Bien entendu qu'il s'agit de Bill Murray qui incarne Bob, le désormais célèbre personnage américain complétement égaré lors de son séjour au Japon, dans le magnifique film Lost in Translation, de Sofia Coppola.

La bande-annonce pour ceux qui ne l'auraient pas vu :




L'une des scènes qui a fait la renommée de ce film est celle du début de la bande annonce, à savoir le tournage de la publicité pour le whisky Suntory, une célèbre marque de boissons au Japon, alcoolisées ou non. Suntory à repris cette partie du film pour faire une nouvelle campagne de publicité avec Tommy Lee Jones, sur le même principe de l'américain complètement paumé dans une socièté qu'il ne comprend pas et à laquelle il reste hermétique, pour une autre boisson Suntory, cette fois sans alcool.

Tommy is lost.


Je trouve Tommy Lee Jones juste parfait dans l'incarnation de l'occidental blasé. Il a quand même dû toucher un joli cachet rien que pour cette figuration !
Par Léo Martial - Publié dans : Divers
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Jeudi 23 octobre 2008
Il revient ... et il est pas content.

C'est reparti pour une deuxième fournée de photos de choses plus ou moins insolites !

Richard Virenque le clochard ! Richard Virenque serait-il devenu alcoolique ? C'est ce que les esprits tordus comme moi peuvent se demander en voyant des cannettes de bière entassées dans le panier de ce V.T.T. qui, en étudiant de plus près la rouille accumulée autour de la chaîne, est là depuis le vingtième siècle.

Choisissez votre mariage avec Studio Photo ! Dans un immeuble moderne qui fait vraiment tâche dans le parc Yoyogi, on peut trouver différents magasins de souvenirs ou même un commerce de mariage, avec en vitrine un espèce de bouquet pourri fleuri et surtout, une affiche qui m'a franchement interpelé, où les deux types de mariage sont proposés : le tradionnel japonais, ou l'occidental qui manifestement fait fantasmer beaucoup de jeunes japonaises, notamment par l'envie de porter cette foutue meringue robe de mariée.

Devenez américain ! Devenez américain avec NIQUE, en mettant une grosse virgule rouge sur votre poitrine et un bérêt à la con sur votre tête. NIQUE SPORTSWEAR soutient John Mc Cain.

Tako le poulpe. Venez manger du Takoyaki avec Tako le poulpe de Homer Simpson !

Une enseigne qui se repère d'assez loin ma foi par sa mascotte disons ... " kawai " comme diraient les Shibuya Girls de mes deux. Les takoyaki sont une spécialité provenant d'Ôsaka, sous la forme d'une demi-douzaine ou d'une douzaine de boules de pâte à crêpe contenant des morceaux de poulpe, cuites dans des moules.
La préparation est quasi-industrielle dans ce genre de boui-boui, très rapide et assez impressionnante, tout comme les Okonomiyaki en général également préparés.

Coca Cola, property of Tôkyô Une image que je trouve assez forte, où l'on trouve l'un des symboles des Etats-Unis, à savoir la bouteille de verre Coca-Cola, dans une consigne en plastique appartenant, je lis, à Tôkyô. Une représentation assez bonne de l'exportation de la culture américaine dans le monde entier.

Sans doute un de ces écolos à la noix ... Dans les petites rues de Tôkyô, on voit partout ce genre d'affiches de politiciens, de la devanture des magasins aux fenêtres des maisons des symphatisants. Néanmoins, celle-ci valait bien une photo pour son emplacement assez incongru, au beau milieu d'une vigne vierge. Peut-être s'agit-il d'un politique écologiste ? ( Pouah ! )

Les préservatifs, c'est ma grande passion. Un magasin dans un angle d'un grand carrefour, entre Harajuku et Omotesandô, proposant des dizaines, voire des centaines de préservatifs, ou autres objets en rapport avec le pénis ( le zizi, pour les deux au fond ), tels que des pailles avec des embouts en forme de gland, ou encore des sucettes avec l'objet protecteur à l'intérieur.
La population à l'intérieur, étrangement, n'est quasiment composée que de ... filles.

La puissance de la France ! Le monde vient de subir une crise économique majeure.
L'euro vient de se planter comme une grosse buse.
Mais pourquoi s'inquièter ?
Les exportations françaises reprennent, avec cette magnifique Renault 4L, surprise à proximité de Yoyogi-Uehara !
Par Léo Martial - Publié dans : Tourisme
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Jeudi 23 octobre 2008
Au cours de ce petit article, je parlerai des toilettes sans pour autant entrer dans des considérations scatologiques. Néanmoins, je voulais vraiment aborder le sujet car je trouve les toilettes occidentales assez stupides et contre-nature.

Le style japonais
Le style japonais


Assez ingénieux à mon sens. Tout comme les toilettes turques, la position à adopter est bien plus naturelle, bien qu'étant ressentie comme moins agréable pour certains occidentaux. A noter, il y a une petite zone d'eau stagnante dans laquelle vous pouvez couler votre joli bronze, qui est balayée horizontalement par une chasse d'eau au jet puissant. Cela évite d'avoir à nettoyer la cuvette avec une brosse à chiottes dégueulasse comme on peut parfois le faire avec les nôtres en revenant du traiteur chinois.





Le style occidental customisé
Le style occidental customisé


Encore une des particularités du Japon bien connue en occident. Il s'agit de cuvettes occidentales munies d'interfaces électroniques sur lesquelles vous pouvez trouver quelques fonctions pour vous nettoyer le derrière, à savoir un jet chaud et relativement puissant, une brune pour humidifier, un jet d'air chaud pour sécher ( pas très efficace ), ou encore des bruits tels que de la musique ou une fausse chasse d'eau dans les cas où vous pourriez produite des sons ... disgracieux.


Néanmoins, il y en a beaucoup moins que je l'ai imaginé avant ma venue, à savoir dans un restaurant sur cinq environ, et même proportion dans les maisons de familles de classe moyenne. Cela coûte cher ( de 500€ à 1 000€ ), et n'est pas si efficace que cela tout compte fait.

Pour l'anecdote, j'ai déjà vu un reportage sur un cuvette high-tech munie d'une prise internet. Pourquoi ? Eh bien parce que ces toilettes sont munies d'un analyseur d'urine et d'excrêments, fait une analyse à chaque passage, et vous propose d'envoyer le compte-rendu à votre médecin traitant par e-mail en cas de souci. Le médecin pourra à son tour envoyer une ordonnance par internet à la pharmacie du coin qui vous enverra le médicaments appropriés par la Poste.

Peut-être le slogan était : Vous déféquez, vous vous soignez.

Les sud-coréens vont encore plus loin en proposant des modèles wi-fi avec télécommande pour certaines fonctions. Cela représente pour moi un bon exemple de l'occidentalisation du Japon, mais de la customisation, la prise de possession et l'amélioration de cette dernière.


Que les toilettes restent un lieu privilégié de détente et de bien-être physique et spirituel !
Par Léo Martial - Publié dans : Société
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Jeudi 23 octobre 2008
La voiture

Tout comme à Paris, il ne me semble pas particulièrement pratique de posséder une voiture à Tôkyô, bien que comme dans la capitale française, c'est évidemment indispensable pour de nombreuses personnes.

Bien que les grandes artères et voies Express suspendues soient nombreuses, pour ne pas dire omniprésentes, il y a de nombreux points noirs : posséder son propre garage ou parking ne m'a pas l'air d'être chose courante, et les parkings publics sont toujours payants, et surtout très chers ( parfois 3 000¥ la journée, soit plus de 20€ ). La circulation sur les grands axes est toujours fluide ( je n'ai jamais vu de bouchons ), mais cela devient rapidement très dangereux et anarchique lorsqu'une voiture vient s'aventurer dans les rues plus modestes, remplies de cyclistes et piétons qui font n'importe quoi.

A noter, les voitures japonaises ont un caractère assez particulier, à savoir un mélange de vanité et d'utilité. Nombreux sont les vans utilitaires économiques et pratiques, ainsi que les voitures citadines, mais on note également énormément de camionettes utilitaires bling-bling avec de belles peintures métallisées, des pare-chocs chromés, des tubes fluorescents de partout, bref, une Jacky Touch' inutile et coûteuse. Aussi, il y a de nombreuses berlines de luxe, allant de Lexus ( branche de luxe de la firme Toyota ) jusqu'à Mercedes ( les Japonais ne disent d'ailleurs pas Mercedes, mais Benz ! ) et des voitures de sport aux moteurs rutilants, souvent japonaises, telles que la Nissan Skyline, omniprésente et apparemment très populaire dans le coeur de nombreux jeunes hommes désireux de montrer une certaine virilité, d'après les témoignages reçus.


Le vélo

Pour moi l'un des meilleurs moyens de déplacement dans la capitale : c'est gratuit et relativement rapide.

Pour autant, le statut des cyclistes est assez particulier à Tôkyô. Comme je l'ai déjà écrit lors d'un précédent article, les vélos sont souvent tolérés sur les trottoirs, malgré le fait que la cohabitation avec les piétons est souvent dangereuse. Tout comme à Paris, voire pire, certains n'hésitent pas à faire vraiment n'importe quoi : remonter une avenue à contre-sens sur la route, aller à 30 km/h sur les trottoirs bondés, couper les priorités, passer en diagonal les carrefours. Les pires, ce sont les mamans, qui sont parfois franchement inconscientes, surtout qu'elles transportent souvent un ou deux enfants sur des sièges spéciaux. Elles vont vite et ont des trajectoires pour le moins étranges. Bref, quelques similarités avec les vieilles françaises qui emmerdent tout le monde avec leurs vélos, pensant qu'elles ont tous les droits ( " Bouh la voiture ! Ca pollue, ouh le CO2 c'est méchant ! Vous pensez au réchauffement climatique un peu ? " ). Passons.

A noter, le nombre conséquents de montées, souvent assez éprouvantes.


Le train et le métro


Pratiques et propres, mais chers et souvent désagréables parce que bondés. La capitale nipponne est moins dense que Paris et donc plus étendue, les transports sur rails se révellant être souvent nécessaires voire indispensables pour relier deux points. Pour exemple, cela m'a pris 1h45 en vélo pour relier Ishikawa-dai, au sud-ouest, à Akihabara, au nord-est, contre 45 minutes en train et métro.

Les tarifs sont proportionnels, même dans le métro, où contrairement à Paris et le billet à tarif fixe quelle que soit la destination, le prix varie en fonction de la distance. Malgré ce système, cela reste un transport très cher, et il n'a pas l'aspect économique du métro parisien.

Cependant, tout est particulièrement propre, et il est rare de tomber sur une des joyeusetés très communes en France telles que un gros vomi qui pue dans un couloir, un clochard qui urine dans le métro ou encore des rappeurs roumains et leur gros ampli.


La marche à pied

C'est économique.

Après cette considération particulièrement profonde et instructive, disons que la marche à pied ne peut constituer un moyen de transport pour aller d'un bout à l'autre de la capitale, pour les mêmes raisons que la bicyclette. Tout est bien trop grand et long pour pouvoir les parcourir à pied.


La navette spatiale

Les Japonais sont high-tech, mais faut pas déconner non plus.
Par Léo Martial - Publié dans : Société
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Jeudi 23 octobre 2008
Lorsqu'il devient difficile de détruire un stéréotype

Parmis les choses à propos du Japon communément connues en France, il y a le rapport qu'entretiennent les Japonais avec le travail.

En effet, le peuple nippon à la réputation de ressembler à une " fourmilière ". C'est en tout cas le terme qu'à utilisé le premier ministre français, Edith Cresson, au début des années 1990 pour qualifier ce système. Cela avait créé un véritable tollé diplomatique à l'époque.

Personnellement, je suis venu au Japon dans une vision à long terme, et l'un de mes premiers objectifs est de détruire l'intégralité des idées reçues que je peux avoir sur ce pays, mais force est de constater que cet aspect se reflette souvent dans de nombreux points de vue. Les Japonais accordent en effet bien souvent une importance extrême à leur travail, et passent beaucoup de leur temps avec leurs collègues de travail dans les Izakaya ou encore les terrains de golf pour la classe sociale aisée. Il s'agit le plus clair du temps de relations intéressées, et toujours en rapport avec un certain entretien du réseau des relations professionnelles.


Lorsque le travail devient plus important que la famille et les amis

Comme j'ai pu l'apprendre avant ma venue et comme l'ont confimé les plusieurs français qui séjournent au Japon depuis des années, il est ainsi difficile de créer et entretenir une véritable amitié, et non pas une simple connaissance. Nos compatriotes m'ont ainsi tous dit à tour de rôle que dans leurs relations de toutes nationalités, les Japonais étaient les seuls avec lesquels il est particulièrement difficile d'être ami, et non pas simplement pote ou connaissance.

Cela est également valable pour leur vie de famille, qui passe bien souvent après le travail. Au début, je pensais que ces considérations s'appliquaient uniquement au cadre moyen ( Salary Man ), mais parmis les étudiants de mon université déjà mariés, aucun ne se souciait de leur femme lorsqu'il se faisait tard.

Ils travaillent beaucoup et tard, néanmoins, ils ne sont pas pour autant productifs, étant donnés qu'ils sont souvent fatigués ( ils peuvent très bien faire des journées de 18h voire 20h ), et aussi qu'ils se rendent sur le lieu de travail pour se donner bonne conscience, même si c'est pour faire une sieste ou autre.

Une nouvelle fois, nous sommes alors aux antipodes du mode de pensée français. Selon les chiffres, les français seraient les travailleurs les plus productifs du monde. Nos amis les fonctionnaires faisant tout pour quitter leur travail à 15h58 y participent peut-être. Sérieusement, la France et le Japon peuvent représenter les deux extrêmes de ce qu'une socièté peut connaître comme comportement, à savoir le rejet parfois total du fait de travailler, jusqu'au besoin primordial de travailler pour s'intégrer.


Le travail est nécessaire pour la santé et l'intégration


Néanmoins, l'un des points très positifs que j'ai déjà pu constater est la grande proportion de personnes âgées travaillant. Même s'il s'agit bien souvent de travails modestes ( faire la circulation aux alentours des chantiers, cuisiner dans une cantine ), les vieux japonais m'ont l'air bien mieux intégrés que les papis et mamies françaises. De ce fait, ils nous font bien moins chier, étant donné qu'en France ils n'ont que ça à foutre, et surtout, ils paraissent bien moins frustrés.

Aussi, il me semble que la ségrégation envers les anciennes générations est moindre ; les barrières inter-générationnelles m'ont l'air plus aisées à franchir, même si j'ai évidemment pû assister à de véritables tableaux, avec d'un côté une Shibuya Girl stupide et vulgaire à en vomir, et de l'autre côté un vieux de 80 ans, fier d'être encore un travailleur fringuant avec son costume et sa serviette.


Mon opinion de français contre les 35h

Je suis radicalement contre Martine Aubry et son foutu projet de semaine des 35h, parce que j'estime que le travail est indispensable pour s'intégrer. J'ai aujourd'hui l'exemple de l'extrême inverse, ce qui je pense m'aide à jauger ce que pourrait être le juste milieu entre le besoin et l'envie de travailler, tout en conservant des relations amicales et une vie de famille.

Je ne me permetterai pas de faire un quelconque conseil pour la socièté française, étant donné que je ressemblerai alors aux militants politiques de vingt ans écervelés que je hais ; mais cela m'aide à choisir ma voie privée, c'est-à-dire comment faire la distinction entre mon futur travail et ma future vie privée.
Par Léo Martial - Publié dans : Société
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