Ou comment passer de l'exotisme à la compréhension
Depuis plusieurs années, je porte un intérêt personnel au Japon. Ce n'est pas seulement pour ce qu'un occidental peut en général connaître du Japon sans forcément s'y intéresser, à savoir
les
manga,
sushi, le
sumo,
karate ou encore leurs jeux vidéos. Non, il s'agit réellement de découvrir ce qui peut être un des seuls exemples d'une socièté à la
fois antinomique de par le quotidien des Japonais, leurs moeurs, et leur philosophie qui m'ont l'air forts différents du nôtre de par ce que j'ai pu constater sans y aller, et également une socièté
qui est devenue puissante notamment par son occidentalisation, depuis son ouverture au début de l'Ere Meiji en 1868 et surtout depuis l'occupation américaine d'après-guerre.
Pour cela, un simple voyage touristique de quelques jours ou même quelques semaines n'y suffirait pas. Et c'est en cela que ce voyage d'études est une grande opportunité : durer plusieurs mois pour
pouvoir comprendre une socièté, non pas dans ses moindres détails, mais tout du moins dans son intégralité.
Afin d'exploiter ce premier temps imparti au maximum, et dans l'objectif d'y retourner dans un autre but que le plaisir, il me semblait indispensable d'apprendre la langue.
Le Japonais ? Ca a l'air compliqué non ?
Ca l'est, mais néanmoins, un français peut jouir de grandes facilités dans cette langue qui éviteront de le frustrer. En effet, le vocabulaire, l'écriture et la lecture ne sont pas aisés, mais la
grammaire et la syntaxe de base, si.
Contrairement à notre alphabet de vingt-six lettres, les Japonais utilisent trois systèmes d'écritures, à savoir :
- Les
Hiragana : Syllabaire de quatre-six signes ( sans compter les syllabes composées et dérivées ), dans lequel chaque syllabe correspond un signe. Il est utilisé pour les particules et
autres structures grammaticales pour construire des phrases, et également pour les mots d'origine Japonaise auxquels ne correspondent aucun
kanji.
- Les
Katakana : Syllabaire composé des mêmes syllabes, mais avec d'autres signes, utilisé pour les mots d'origine étrangère. Pour exemple :
Mac Donald's devient
Makudonarudo,
Christmas devient
Kurisumasu.
- Les
Kanji : Idéogrammes correspondant à un ou plusieurs mots, ayant plusieurs prononciations possibles ( jusqu'à douze ! ). Issus de la langue chinoise, ils sont au nombre de plusieurs
dizaines de milliers, mais un littéraire japonais n'en connaîtra tout au maximum " que " sept mille, tandis que les journaux nationaux ne sont composés que des
Jouyou Kanji, environ deux
mille
Kanji qu'il est nécessaire d'apprendre pour parler couramment le Japonais.
L'écrit est alors un mélange de ces trois systèmes d'écriture, qui sont relativement difficiles à apprendre.
Néanmoins, les facilités resident dans le peu de conjugaisons, qu'il s'agisse de l'absence de lien entre le verbe et le sujet ( Exemple :
Nomimasu peut signifier à la fois Je bois, tu
bois, il boit, elle boit, nous buvons ... ) et le peu de temps ( un passé, un présent, une négation, une négation au passé, un impératif ).
Il y a assez peu d'exceptions et d'irrégularités dans l'approche du Japonais, ce qui permet une progression rapide sans trop de frustrations.
Toutes ces explications ne constituent qu'une petite intrigue. Elles sont très synthétiques, peu complètes et assez destructurées. Si vous voulez en savoir plus, ou même commencer à apprendre le
japonais, je ne peux que vous conseiller des sites internet français gratuits et tout bonnement excellents, à savoir
Ici-Japon ou surtout
Japan-Activator, proposant un système très motivant de points et de classements.
Pour ceux qui songent y passer du temps :
Gambatte !
Derniers Commentaires