Mercredi 1 octobre 2008
Voici une petite vidéo qui résume mes premières impressions, lors du voyage en bus-navette entre l'aéroport international Narita, et Shinagawa, au sud-ouest de Tôkyô. Les autoroutes suspendues et les gratte-ciels omniprésents m'ont vraiment impressionné, et pour un premier aperçu, je n'ai vraiment pas été désappointé.

J'ai un intérêt personnel pour les voies suspendues. Pourquoi me direz-vous ? Honnêtement, la première raison est que je trouve ça impressionnant, mais surtout que je me plais à imaginer une socièté future ( actuelle ? ) avec plusieurs niveaux de navigation ( du métropolitain souterrain jusqu'aux voies aériennes ).

Trève de bavardages, cet article a pour intérêt cette vidéo, qui j'espère vous fera partager mon premier grand jour.


Par Léo Martial - Publié dans : Tourisme
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 27 septembre 2008
A ne plus savoir où donner de la tête

Voilà maintenant trois jours que nous sommes au Japon.

Depuis hier matin, Nicolas et moi sillonons Tôkyô par ses artères et ses entrailles, des boulevards mettant en évidence l'incroyable spéculation immobilière nourrie par une sève infinie de béton, jusqu'aux petits villages cachés un peu partout, composés de petites rues pleines de commerces de proximité, de logements tous plus exigus les uns que les autres, où règne une joyeuse anarchie.

Nous commençons déjà à prendre des habitudes qui ne nous appartiennent guère, tel notre trajet entre chez nous et notre école qui commence à s'encrer, bien qu'encore un peu approximatif, ou encore les courses aux Convient Stores, sorte de superettes de proximité que l'on trouve pour ainsi dire, partout ! Certaines enseignes telles que Seven-Eleven sont assez remarquablement implantées dans la ville entière.

Le métro de Tôkyô

Alors là, il faut s'accrocher. C'est tellement n'importe quoi parfois que même Kropotkine ou encore les gars de la CNT pourraient revoir leurs opinions sur ce que peut être l'anarchie, parce que je n'ai maintenant plus de meilleur exemple que le métro de Tôkyô pour illustrer l'anarchie ( ou si, le rapport entre les bâtiments dans tout Tôkyô, mais j'y reviendrai ).

Le système n'est pas à tarif unique comme à Paris, où chacun, avec un ticket, peut aller à la station qu'il souhaite, mais à tarif proportionnel à la distance où l'on va. Dans chaque station il y a une cartographie des stations déservies, avec le prix à payer pour descendre à chaque station. Cela va de 130¥ ( environ 0.90€ ) à plus de 900¥ ( environ 6€ ) pour les très très grandes distances. Globalement, c'est beaucoup plus cher qu'à Paris ( oui oui, ça existe ). Le système est grandement facilité par des cartes électroniques prépayées ( Passmo ) débitées automatiquement à chaque passage. A cela s'ajoute bon nombre de compagnies privées qui en général désservent les banlieues.

Néanmoins, force est de constater de nets points positifs : tout est propre, les trains sont silencieux, comme pour ailleurs, les chemins sensitifs pour aveugles sont omniprésents. En revanche, il y a, pas seulement dans le métro, un contraste vraiment étrange entre le caractère silencieux de certaines choses ( les trains qui sifflent, les voitures qui soufflent ), et l'aspect vraiment bruyant d'autres ( informations communiquées par des hauts-parleurs, certains commerces qui mettent des Ghettos Blasters en devanture diffusant des musiques Pop ).

De Ishikawadai à Shibuya

Pour nous acclimater, notre quartier est parfait : petites rues et gens tranquilles, quiétude et sérénité.

Tout bon pour ensuite aller en métro vers les quartiers de Shibuya et Shinjuku, où là c'est la folie totale. Des immeubles de 150 mètres de haut partout, sur lesquels sont disposés des écrans géants partout, des diodes, des lumières qui clignotent ; des vendeurs qui crient leurs produits et réductions dans des hygiaphones, de la musique diffusée partout. Bref, je ne suis jamais allé à Manhattan, mais je pense que c'est encore le niveau supérieur de la loi du plus fort, où cette fois, il n'y a pas que la hauteur de la tour qui compte, mais ce qu'il y a dessus, tout ce qui peut attirer l'oeil ou l'oreille de chaque passant.

Shibuya, Shinjuku, Harajuku, Yoyogi ...

Cette anarchie nous a gagné, puisque pour le moment nous arpentons les rues avec la douce joie se s'égarer dans la première rue venue qui nous semble symphatique. Honnêtement, je n'avais jamais pris de plaisir à être perdu, mais là c'est juste géant, c'est le meilleur moyen de tomber sur la chose à voir pour les touristes que nous sommes pour ces premiers jours.

Les émotions et impressions sont tellement nombreuses et désordonnées qu'il me faudra un certain temps pour prendre du recul sur tout ça et écrire quelque chose de plus pertinant, mais j'espère que cela en aura dépaysé certains ou certaines.

Par Léo Martial - Publié dans : Tourisme
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 24 septembre 2008

Ca y est ! Nous sommes arrivés à Tôkyô !

Notre voyage aura duré treize heures : deux heures entre Paris et Zurich, et onze jusqu'à Tôkyô.

Etant donné que le fuseau horaire de Tôkyô est GMT+8h, nous avons maintenant sept heures de décalage horaire avec Paris ; c'est-à-dire que lorsqu'il est 13h à Paris, il est 20h chez nous !

 

L'ami Nicolas et nos bagages Premières impressions

Il est vrai qu'entre le décalage horaire, la fatigue, les bagages et tout ce que vous pouvez imaginer comme réjouissances lors d'un voyage pareil, nous ne pouvons pas encore profiter pleinement de ce que nous pouvons voir.

Néanmoins, dès notre arrivée à l'aéroport, force est de constater les premières différences. Je vais essayer de les énumérer dans l'ordre chronologique de mes observations : tout d'abord, ce qui interpelle, c'est que tout est ... propre ! Pour un français, ça choque ; ça le change des gares dégueulasses avec du moisi et des odeurs d'urine pas fraîche.

Aussi, bien que l'on soit dans un aéroport international, la proportion d'étrangers est ridicule ( hormis les Chinois, Coréens ou autres asiatiques qui sont assez nombreux ). Cette proportion sera par la suite de plus en plus faible, à tel point que l'on écarquillerait presque les yeux lorsque l'on croise un blanc ( je n'ai pas vu un seul noir ou un seul arabe pour le moment ; je pense sincèrement que mes doigts et mes orteils suffiront à les compter durant mon séjour ).

Arrive alors Momo-chan, une nouvelle amie à moi qui nous aidera alors à nous acheminer vers notre destination. Nous prenons le bus avec elle, et force est de constater que les employés sont tous forts aimables et souriants ( cette fois je vous laisse établir par vous même la comparaison avec notre beau pays ).

 

Les autoroutes suspendues sont partout ! Vers Ishikawadai

Le bus nous emmène alors, pour la modique somme de 3000¥ ( environ 20€ ), au Prince Hotel de Shinagawa, ou à partir de là nous prendrons le métro, avec la célèbre ligne Yamanote, qui a la particularité d'être circulaire, et de desservir la quasi-intégralité des grands quartiers de Tôkyô.

Dans le métro, c'est bondé, mais là je reste partagé sur le comportement des personnes aux alentours, puisque certaines se montrent vraiment respectueuses, tandis que d'autres sont carrément oppressants.

Nous arrivons à Gotanda, ou nous prenons alors un train de banlieue très tranquille qui nous amène confortablement et surtout très silencieusement à Ishikawadai, où se trouve nos logements.


Le quartier

Là, honnêtement, dès la sortie de la station, c'est le rêve pour moi. Avec ce temps ( 27°C, grand soleil ), les rues sont extrêmement agréables. Je ne me souviens pas avoir ressenti une telle plénitude lors d'une de mes quelconques promenades dans une ville française. C'est calme, il y a énormément de cyclistes, leurs voitures et cyclomoteurs sont d'un silence magistral, il y a des avancées et des reculs partout, des commerces à foison ... je ne pourrai pas faire ici l'énumération exhaustive de tout ce qui m'a joyeusement interpellé, je développerai cela plus tard.

 


Teacher's Lodge

Nos logements ne sont vraiment pas décevants ! C'est très folklorique, mais salubre, propre, pratique et relativement économique. Nicolas a adopté une pièce de trois tatami ( pour rappel, un tatami occupe une surface de 90x180 centimètres ), soit environ 5,5m², et moi une pièce de six tatami dans laquelle je me sens déjà très bien.

J'écourte cet article, car je constate qu'il devient biblique, mais ne vous inquiètez pas, je développerai d'autres articles sur à peu près tout ce qui peut m'interpeller, architecture ou non.

Il est une heure du matin ici, donc O yasumi nasai !
Par Léo Martial - Publié dans : Tourisme
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mardi 16 septembre 2008
Ou comment passer de l'exotisme à la compréhension

Depuis plusieurs années, je porte un intérêt personnel au Japon. Ce n'est pas seulement pour ce qu'un occidental peut en général connaître du Japon sans forcément s'y intéresser, à savoir les manga, sushi, le sumo, karate ou encore leurs jeux vidéos. Non, il s'agit réellement de découvrir ce qui peut être un des seuls exemples d'une socièté à la fois antinomique de par le quotidien des Japonais, leurs moeurs, et leur philosophie qui m'ont l'air forts différents du nôtre de par ce que j'ai pu constater sans y aller, et également une socièté qui est devenue puissante notamment par son occidentalisation, depuis son ouverture au début de l'Ere Meiji en 1868 et surtout depuis l'occupation américaine d'après-guerre.

Pour cela, un simple voyage touristique de quelques jours ou même quelques semaines n'y suffirait pas. Et c'est en cela que ce voyage d'études est une grande opportunité : durer plusieurs mois pour pouvoir comprendre une socièté, non pas dans ses moindres détails, mais tout du moins dans son intégralité.

Afin d'exploiter ce premier temps imparti au maximum, et dans l'objectif d'y retourner dans un autre but que le plaisir, il me semblait indispensable d'apprendre la langue.

Le Japonais ? Ca a l'air compliqué non ?

Ca l'est, mais néanmoins, un français peut jouir de grandes facilités dans cette langue qui éviteront de le frustrer. En effet, le vocabulaire, l'écriture et la lecture ne sont pas aisés, mais la grammaire et la syntaxe de base, si.

Contrairement à notre alphabet de vingt-six lettres, les Japonais utilisent trois systèmes d'écritures, à savoir :

- Les Hiragana : Syllabaire de quatre-six signes ( sans compter les syllabes composées et dérivées ), dans lequel chaque syllabe correspond un signe. Il est utilisé pour les particules et autres structures grammaticales pour construire des phrases, et également pour les mots d'origine Japonaise auxquels ne correspondent aucun kanji.

- Les Katakana : Syllabaire composé des mêmes syllabes, mais avec d'autres signes, utilisé pour les mots d'origine étrangère. Pour exemple : Mac Donald's devient Makudonarudo, Christmas devient Kurisumasu.

- Les Kanji : Idéogrammes correspondant à un ou plusieurs mots, ayant plusieurs prononciations possibles ( jusqu'à douze ! ). Issus de la langue chinoise, ils sont au nombre de plusieurs dizaines de milliers, mais un littéraire japonais n'en connaîtra tout au maximum " que " sept mille, tandis que les journaux nationaux ne sont composés que des Jouyou Kanji, environ deux mille Kanji qu'il est nécessaire d'apprendre pour parler couramment le Japonais.

L'écrit est alors un mélange de ces trois systèmes d'écriture, qui sont relativement difficiles à apprendre.

Néanmoins, les facilités resident dans le peu de conjugaisons, qu'il s'agisse de l'absence de lien entre le verbe et le sujet ( Exemple : Nomimasu peut signifier à la fois Je bois, tu bois, il boit, elle boit, nous buvons ... ) et le peu de temps ( un passé, un présent, une négation, une négation au passé, un impératif ).

Il y a assez peu d'exceptions et d'irrégularités dans l'approche du Japonais, ce qui permet une progression rapide sans trop de frustrations.

Toutes ces explications ne constituent qu'une petite intrigue. Elles sont très synthétiques, peu complètes et assez destructurées. Si vous voulez en savoir plus, ou même commencer à apprendre le japonais, je ne peux que vous conseiller des sites internet français gratuits et tout bonnement excellents, à savoir Ici-Japon ou surtout Japan-Activator, proposant un système très motivant de points et de classements.

Pour ceux qui songent y passer du temps : Gambatte !
Par Léo Martial - Publié dans : Divers
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 15 septembre 2008
Avant toute chose, bienvenue à toutes et à tous sur ce blog.

Dans le cadre de nos études à l'Ecole Spéciale d'Architecture, Nicolas Polaert et moi, Léo Martial, participons au programme d'échange international entre notre établissement, situé dans le quatorzième arrondissement de Paris, et Tokai University, situé aux alentours du parc Yoyogi, à Tôkyô ( au Japon, pour les moins perspicaces ).

En effet, notre école entretient des relations avec une vingtaine d'écoles reparties dans une quinzaine de pays à travers le globe, du Mexique à la Corée du Sud en passant par l'Allemagne et Israël.

Nous sommes en quatrième année, plus exactement en septième semestre, et nous pouvons ainsi valider ces six mois d'études à l'étranger et ainsi rentrer ensuite en France afin de continuer nos études, en commencant par la seconde moitié de notre quatrième année.

Pourquoi le Japon ?

Tout d'abord parce que le Japon démontre depuis des siècles sa grande richesse et diversité architecturale. Bien qu'il puisse paraître subjectif de dire que ce pays abrite un des courants architecturaux les plus intéressants, on peut en revanche proclamer sans risque s'il s'agit de l'une des plus complètes et complexes manière de penser l'espace dans le Monde entier.

J'espère que ces cinq mois me permettront de comprendre certaines choses, et ainsi d'établir un rapprochement entre leurs constructions traditionnelles et les bâtiments d'après 1868 ( début de l'Ere Meiji, qui correspond à la réouverture du Japon à l'Occident ), surtout d'après-guerre, la génération post-1945 ayant porté le Japon sur la scène des pays les plus puissants du Monde dans de nombreux domaines.

Le principe de ce journal de bord ?

Je ferai de mon mieux pour le densifier, à l'aide d'articles fournis de photos et de montages vidéos, pour vous aider à vous immerger au mieux dans ce que je pourrais voir, écouter, goûter, toucher et hûmer tout au long de mes journées. Comptez sur moi pour ne pas rester trop sérieux en abordant des sujets qui peuvent nous paraître exotiques à nous, occidentaux ( ou plutôt non-japonais ! ) mais qui je suis sûr, après être resté quelques temps sur place, me semblera être au final une autre socièté, qui fonctionne. Restez sur vos gardes pour découvrir les toilettes japonaises ou encore les émissions de télévision encore plus débiles que sur les chaînes françaises privées ( oui, ça existe ! )

Ja, mata ne !
Par Léo Martial - Publié dans : Divers
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander

Catégories

Derniers Commentaires

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés