Dimanche 21 décembre 2008
Maintenant que j'ai réussi à attirer l'attention de certains, voici l'explication en clair.

Je tiens tout de même à prévenir tout le monde que vous ne verrez aucune fille à poil dans cet article.

Entrer en Hiver à 18°C

Dimanche 21 Décembre 2008, nous entrons en Hiver ; mon premier changement de saison là-bas, qui se fait allégrement sous quelques dix-huit degrés celsius, et pour ne rien gâcher un beau ciel bleu ensoleillé. La décision est prise d'aller faire un grand tour en scooter tout autour de la capitale.

En une ligne, de Kamata au sud jusqu'à proximité de Ueno au nord en passant par les grandes avenues, bordées de bâtiments comme le Tokyo International Forum.

Le détail qui m'emmerde quand même, c'est que je me trimballe un bon gros mal de dos depuis le début. Me vient alors à l'esprit de tester mon premier sento, un bain public. Je viens d'apprendre quelques jours auparavant qu'il y en a un à quelques pâtés de maisons de chez moi.

Après deux mois et demi de douches ...

Reconnaissable par son entrée caractérisitique, je gare alors mon tas de boue à quelques mètres. J'entre, je suis content d'avoir appris mes kanji pour " homme " et " femme ", j'enlève mes grosses chaussures pour les mettre dans un des casiers.

Après m'être délesté de 450 yens ( environ 3.5 euros ) auprès de la gérante, je commence à me préparer.

Tekkon Kinkreet : Les casiers Une petite image de Tekkon Kinkreet ( Amer Béton ), film d'animation japonais ( au passage remarquable ) dans lequel se déroule une petite scène dans un sento. Les captures d'écran sont très semblables à ce que j'ai pu voir, et vous comprendrez que je n'allais pas prendre des photos de petits vieux japonais à poil. Donc ici, quatre éléments semblables, le petit banc en bois, les casiers bleus identiques, le parquet, et le vieux. A mon arrivée, je n'étais entouré que d'hommes agés de 70 à 80 ans.

Maintenant tout nu, j'entre dans les bains, où chacun prend un seau jaune et un tabouret bleu, que l'on dispose devant un robinet individuel, pour faire sa toilette. Tout est carrellé bien entendu, et chacun dispose d'un petit miroir dans lequel on prend le temps de se raser, de se faire beau. L'ensemble est propre, et la toilette poussée de chacun encourage la confiance.

Bien que je ne sois pas vraiment pudique ( ce n'est pas vraiment un scoop pour les gens de l'école ), j'ai eu un sentiment étrange, plutôt agréable en m'asseyant tout nu aux côtés de petits vieux japonais, assez attendrissants par leurs mimiques et leur rythme paisible.

Tekkon Kinkreet : Les robinets
On frotte, on insiste, on refait, on repasse ; l'objectif est d'être le plus propre possible avant d'entrer dans les bains à remous au fond de la pièce. Après m'être rincé en me balançant des seaux d'eau, je me plonge dans un des bains que je lorgnais depuis le début.

Ouh là, c'est chaud.

Je regarde le thermomètre : 42°C. Les remous et la chaleur me donnent une drôle de sensation, ni vraiment agréable ni le contraire. Je sors et décide de me relaver un coup à l'eau froide ; je rentre une nouvelle fois et me rince une dernière fois à l'eau froide.

Tekkon Kinkreet : L'ensemble
Le grand final

Bien propre, et surtout particulièrement revigoré, je me rhabille et me laisse tenter parce l'attraction que j'avais repéré, un siège massant ! Le marché de ces fauteuils à plusieurs milliers d'euros m'a l'air particulièrement florisssant au Japon, on peut en voir dans presque tous les grands magasins. 100 yens pour quinze minutes, cela me paraît plus qu'honnête, même pour me faire palper par des petits moteurs.

Pour ceux qui n'ont jamais essayé, c'est vraiment quelque chose à essayer au moins une fois ; de la plante des pieds à la nuque en passant par les mollets, tout votre derrière est massé, et ma foi la programmation des moteurs est vraiment audacieuse.

En conclusion, le sento est une chose à faire pour chaque touriste au moins une fois dans son voyage. Pour les résidents à moyen terme comme moi, cela me semble être une bonne solution de détente ponctuelle, pas vraiment chère puisque on peut y rester autant qu'on veut.

Concernant les japonais, je ne peux pas vraiment dire grand chose, si ce n'est que j'ai constaté que la moyenne d'âge était très élevée ( je tiens à rappeler que je suis dans un quartier résidentiel tranquille ), et que bon nombre d'étudiants de mon université tendent à y aller en cas de nuit blanche, de travail intense.

Une dernière note pour les gens tatoués ; étant donné que les yakusas ( la pègre japonaise ) sont tous tatoués et mettaient en général un peu le foutoir, faisaient peur aux autres, les gens tatoués peuvent être refusés à l'entrée. En général, il y a des avertissements avec une icône explicite, ce qui n'était d'ailleurs pas le cas de ce sento. Bien que les tatouages des mafieux nippons recouvrent une grande partie du corps ( et soient au demeurant magnifiques ), même un petit tatouage occidental tout con peut vous embêter, d'après les quelques témoignages reçus.
Par Léo Martial - Publié dans : Société - Communauté : Tout sur le Japon
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Commentaires

yo Léo, Je vous conseille à tous ( les frenchies bien sur) d'aller tester les bains à Hakone,je vous jure que sa vaut le détour, peut être un peu cher pr votre porte monnaie, mais bon , qd on aime....
Commentaire n°1 posté par tom le 30/12/2008 à 03h01
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